rata

Deux records historiques ont été fixés ces derniers jours dans le monde économique. Tout d’abord, l’euro ne cesse d’augmenter, il a franchi hier le plafond des 1.48$ pour 1 euro pour la première fois de son histoire. Ensuite, le prix du baril de pétrole est monté à 99.29$. Il est plus proche que jamais des 100$. Par conséquence, les spéculateurs se nichent sur le marché des matières premières et du pétrole pour compenser la faiblesse du dollar. L'élément le plus important tient au fait qu’ils sont largement responsables de la hausse des cours de l'or noir.
Depuis trente ans, chaque flambée des prix du brut s’est toujours accompagnée d’un ralentissement de l’économie mondiale. A travers le monde, investisseurs, entreprises et particuliers ressentent déjà les effets de l’augmentation du prix du pétrole. Les récents cours très élevés du pétrole sur le marché international avaient entraîné de nombreuses files d’attente à la pompe et provoqué un mécontentement chez les citadins. Des compagnies aériennes ont augmenté leurs tarifs, car le secteur de l’aviation devrait également être plus particulièrement touché par la hausse du prix. De plus, cette flambée provoque l’augmentation du prix des produits essentiels, qui engendre la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs. Théoriquement, l'envolée des prix du pétrole touche l'économie de plusieurs façons. Tout d'abord, elle accélère l'inflation, ce qui oblige les banques centrales et les gouvernements à resserrer leurs politiques monétaire et budgétaire. En second lieu, la donne change entre pays consommateurs et pays producteurs de pétrole. Comme, en général, les pays producteurs augmentent moins leurs dépenses que les pays consommateurs ne réduisent les leurs, l'effet net sur la demande mondiale est négatif. Dans la pratique, cependant, les conséquences de la flambée actuelle des prix du pétrole resteront modérées pour les pays développés, tandis que pour les pays émergeants, qui sont plus dépendants du pétrole et plus fragiles économiquement, les conséquences sont plus considérables.

http://www.challenges.fr/20071109.CHA3077/limpact_du_petrole_cher_sur_la_croissance_sera_modere_f.html
http://www.bjinformation.com/economie/txt/2007-11/15/content_85702.htm
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=23771

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=23771
http://www.romandie.com/infos/news2/071118142949.x9gavv9i.asp